S’arranger du quotidien

Synthèse du 28 juillet au 11 août 2014

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Tendances globales
S’arranger du quotidien

Changer de vie les temps des vacances

Vous aimeriez depuis longtemps revêtir le tablier du boulanger et vous affairer aux fours aux heures où d’autres dorment encore profondément. Toutefois la perspective de vous retrouver seul dans un véritable fournil, avec au final peut-être le même résultat médiocre que celui auquel vous avez habitué votre famille, vient troubler ce rêve. La solution pourrait venir d’une nouvelle offre touristique du Oststeiermarkt. Dans cette région agricole de l’Autriche, l’amateur boulanger peut suivre le processus de fabrication du pain et mettre lui-même la main à la pâte tout en bénéficiant des instructions d’un artisan boulanger pour le pétrissage, le façonnage et la cuisson du pain. L’idée du projet Cult Trips est de permettre au visiteur de créer quelque chose sous la houlette d’un expert dont c’est le métier et la tâche quotidienne. L’immersion culturelle est garantie, les échanges avec les habitants incontournables. Tout aussi authentique, quoique dans un autre genre, le tourisme solidaire fait appel à un engagement volontaire et bénévole. Il veut contribuer au développement de la vie en communauté et rencontre auprès des touristes aspirants un certain succès. Ce dernier pourrait bien être plus important si ce type d’offre ne souffrait d’un manque de marketing stratégique. L’offre est en effet bien fournie mais s’avère difficile d’accès et demeure partant peu connue du public. A Sion, c'est ce même constat qui a donné l’idée à Sandra Dubas de créer une page communautaire sur le réseau social Facebook intitulée « Sion sortait ? ». Désormais 1500 membres sont tenus informés de ce qui se fait à Sion : festivals, concerts, expositions… une multitude de propositions sont à l’affiche sans devoir passer par l’agenda culturel de l’office du tourisme. Et non seulement dans sa capitale, mais à travers tout le Valais il y a de quoi faire et cela pour toute la famille. Ainsi, on notera l’ouverture de nouveaux sentiers sensoriels dans le Val d’Hérens. Pour le plus grand plaisir des enfants, ces trois sentiers didactiques se laissent découvrir via les cinq sens. Toucher les troncs des arbres, feuillus ou conifères, écouter les chants des oiseaux indigènes, humer la terre entre vos doigts, les résineux alentour, le granit chauffé par le soleil, observer le ruisseau qui court entre les roches… c’est l’objet de ces sentiers didactiques d’un nouveau genre. A Derborence, c’est pour commémorer l'éboulement du massif des Diablerets du 23 septembre 1714 que le visiteur peut se laisser expliquer cette tragédie et le paysage dont elle accoucha. L’histoire est contée dans le cadre d’une pièce de théâtre produite par Mathieu Bertholet et par la compagnie MuFuThe. Enfin rendez-vous le week-end des 15 et 16 août prochains, aux festivités organisées par les communes d’Ardon, de Conthey et de Vétroz.

Des prestataires touristiques champions de l’optimisation fiscale ?

Tous les pays ne profitent pas du tourisme de la même façon. En France, la recette annuelle moyenne par touriste est de 645 USD là où elle est de 2000 USD aux Etats-Unis. La France a beau attirer beaucoup de touristes internationaux, elle n’en retire pas tous les bénéfices attendus. Les détracteurs d’Airbnb pointeront du doigt le géant de l’économie collaborative. Celui-ci est accusé de jouer avantageusement de la fiscalité irlandaise, entre autres. Optimisation fiscale pour les uns, évasion fiscale pour les autres... Quoiqu’il en soit, ayant déclaré en France 3 426 200 euros  de chiffre d’affaires en 2013, l’entreprise se serait acquittée de 97 692 euros d’impôts seulement. A Genève sévit une guerre qui soulève, elle aussi, un  problème fiscal et oppose opérateurs publics et opérateurs privés : les taxis à bonbonne jaune et ceux à bonbonne bleue. Les derniers, les taxis privés, travaillent beaucoup avec les hôtels, ces derniers touchant des commissions qui rendent la collaboration très intéressante. Il va s’en dire que les 250 taxis privés assèchent le marché à Genève. De son côté, entre taxis privés, publics et transporteurs étrangers, le client s’y retrouve-t-il ? Et que laisse présager l’arrivée à Genève d’Uber, le service de taxi financé par Google ? Pendant ce temps, en Valais, c’est l’après-Weber que l’on prépare. Plus précisément, la section valaisanne de l'Union suisse des professionnels de l'immobilier (USPI) organise des cours spécifiques consacrés aux implications de l'initiative Weber pour cette branche dans les régions de montagne.

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